Le Système d’entrée/sortie (EES) est le nouveau système automatisé de l’Union européenne qui, à partir du 12 octobre 2025, enregistrera numériquement les données d’entrée et de sortie des voyageurs non-UE. Il remplacera les tampons sur le passeport par des contrôles biométriques afin de renforcer la sécurité et de mieux gérer les courts séjours (90 jours maximum sur 180). Il concerne aussi bien ceux qui ont besoin d’un visa que ceux qui en sont exemptés.
QU’EST-CE QUE LE SYSTÈME D’ENTRÉE/SORTIE (EES)
Le Système d’entrée/sortie (EES) représente une révolution numérique dans la gestion des frontières européennes. Il s’agit d’une infrastructure informatique automatisée conçue pour enregistrer les déplacements des ressortissants de pays tiers qui franchissent les frontières extérieures de l’espace Schengen pour de courts séjours.
À quoi sert le système
L’objectif principal de l’EES n’est pas seulement bureaucratique, mais aussi fonctionnel pour la sécurité et l’efficacité. Le système a été créé pour :
- Moderniser les contrôles : remplacer le système obsolète d’apposition manuelle des tampons sur les passeports, qui prend du temps et ne permet pas un contrôle croisé immédiat.
- Renforcer la sécurité : lutter contre l’usage de fausses identités et aider les forces de l’ordre dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité grave.
- Gérer les flux migratoires : identifier avec précision ceux qui dépassent la période de séjour autorisée (les fameux overstayers).
À quels citoyens il s’applique
Il est essentiel de préciser qui devra se soumettre à cet enregistrement. Le système EES s’applique :
- aux ressortissants de pays tiers (c’est-à-dire ceux qui n’ont ni la citoyenneté de l’Union européenne, ni celle de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège ou de la Suisse) ;
- aux voyageurs qui ont besoin d’un visa de court séjour ;
- aux voyageurs originaires de pays exemptés de l’obligation de visa touristique.
Le système est actif pour les séjours allant jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours.
Où il sera actif
Le système sera opérationnel aux frontières extérieures de 29 pays européens. Voici la liste complète des territoires concernés : Autriche, Belgique, Bulgarie, Tchéquie, Croatie, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède et Suisse.
Remarque : Chypre et l’Irlande, bien que membres de l’UE, continueront à apposer les tampons manuellement.
COMMENT FONCTIONNE L’EES
Le fonctionnement du Système d’entrée/sortie (EES) change radicalement l’expérience à la frontière, en introduisant la technologie biométrique comme norme de contrôle.
Enregistrement des données lors de la première entrée
Si vous arrivez à un point de passage frontalier pour la première fois après l’entrée en vigueur du système (12 octobre 2025), la procédure sera la suivante :
- Vous devrez fournir vos données personnelles figurant sur le document de voyage (nom, date de naissance, nationalité).
- Les agents des frontières prendront une photo de votre visage.
- Vos empreintes digitales seront scannées.
Ces données biométriques seront enregistrées dans un fichier numérique sécurisé. Si vous refusez de fournir ces données, l’entrée vous sera refusée.
Contrôles biométriques ultérieurs
Pour les voyages suivant le premier, le passage sera beaucoup plus rapide. Comme votre photo et vos empreintes sont déjà dans la base de données :
- Les agents vérifieront uniquement la correspondance biométrique.
- Là où ils sont disponibles, vous pourrez utiliser les systèmes en libre-service ou les applications mobiles pour anticiper la saisie de certaines données, réduisant ainsi les temps d’attente.
Calcul automatisé des 90 jours sur 180
Le système calcule automatiquement la durée du séjour. Il ne sera plus nécessaire de compter les jours en regardant les tampons sur le passeport : l’EES enregistre électroniquement la date et le lieu de chaque entrée et sortie. Cela permet de savoir instantanément si un voyageur dispose encore de jours ou s’il a dépassé la limite autorisée.
CE QUI CHANGE POUR QUI VOYAGE EN ITALIE
L’introduction du système EES en Europe aura un impact direct sur tous les touristes et visiteurs non-UE qui choisissent l’Italie comme destination.
Adieu au tampon sur le passeport
Le changement le plus visible est la disparition du tampon physique. L’enregistrement électronique est plus fiable et ne peut pas être falsifié. Cela signifie que la preuve de votre entrée et de votre sortie est entièrement numérique.
Des contrôles plus stricts aux frontières
Avec l’EES, les autorités frontalières italiennes auront un accès immédiat à votre historique de voyage récent dans les 29 pays participants. Le système signalera automatiquement :
- si vous avez déjà séjourné dans l’espace Schengen ;
- si l’entrée vous a déjà été refusée auparavant ;
- si vous utilisez un document signalé.
Phases de déploiement
Bien que la date officielle soit le 12 octobre 2025, l’introduction sera progressive sur une période de 6 mois. Le système sera pleinement opérationnel d’ici le 10 avril 2026. Durant les premiers mois, il est possible que toutes les données ne soient pas collectées instantanément à chaque point de passage, mais l’objectif est de parvenir à une numérisation complète.
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DIFFÉRENCE ENTRE L’EES ET LE VISA SCHENGEN
Il est essentiel de ne pas confondre l’EES avec le visa Schengen, car il s’agit de deux instruments différents qui fonctionnent ensemble.
- Le visa Schengen est une autorisation préalable. C’est le document qui permet aux ressortissants de certaines nationalités de se présenter à la frontière. Il se demande avant le voyage.
- L’EES (Entry/Exit System) est un registre des déplacements. C’est le système qui consigne effectivement le moment où vous entrez et celui où vous sortez.
Point clé : l’EES s’applique aussi à ceux qui n’ont pas besoin de visa. Alors que le visa ne concerne que certaines nationalités, l’EES concerne tous les ressortissants non-UE qui entrent pour de courts séjours. Si vous avez un visa de court séjour, vos empreintes digitales sont déjà dans le système d’information sur les visas (VIS) et ne seront pas réintroduites dans l’EES, mais vous serez tout de même enregistré à l’entrée et à la sortie.
L’EES ET LE CALCUL DES 90 JOURS
L’une des fonctions les plus essentielles du registre des entrées et sorties de l’UE est le suivi de la durée de séjour autorisée.
La règle des 90/180 jours
La règle ne change pas, mais la manière de la faire respecter, si. Vous pouvez séjourner au maximum 90 jours sur une période mobile de 180 jours. Cette période est calculée comme une période unique pour tous les pays qui utilisent l’EES.
Outils de vérification pour le voyageur
Pour éviter les erreurs, il sera possible d’utiliser un « calculateur de court séjour » en ligne. Cet outil permettra aux voyageurs de vérifier combien de jours de séjour il leur reste. Toutefois, le calcul officiel demeure celui enregistré par les autorités frontalières au moment du passage.
Qu’advient-il des membres de la famille de citoyens de l’UE ?
Le calcul de la durée du séjour autorisé ne s’applique pas aux ressortissants non-UE qui sont membres de la famille de citoyens de l’UE, s’ils voyagent avec eux ou les rejoignent, et qui exercent leur droit à la libre circulation.
CONSÉQUENCES POSSIBLES POUR QUI DÉPASSE LE SÉJOUR
Le système EES est implacable pour identifier les personnes en dépassement de séjour (overstayers). Si le système enregistre que vous n’êtes pas sorti dans les délais prévus, des conséquences sérieuses s’enclenchent.
Identification automatique
L’EES repère facilement ceux qui restent dans l’espace Schengen plus longtemps que le délai autorisé. Il n’est plus possible d’espérer un oubli de l’agent des douanes qui contrôle les tampons.
Sanctions et mesures
Si vous séjournez plus longtemps que le délai autorisé, les conséquences dépendent de la législation nationale du pays où vous vous trouvez, mais elles peuvent inclure :
- L’éloignement forcé du territoire (expulsion).
- Des sanctions administratives (amendes).
- La rétention en attente du rapatriement.
- Une interdiction de retour : il pourrait vous être interdit de revenir dans l’UE à l’avenir.
Exceptions pour cas de force majeure
Si le dépassement de la période est dû à des circonstances imprévisibles ou atténuantes, comme une hospitalisation pour blessures graves ou des urgences médicales, il est possible d’éviter les sanctions. Toutefois, vous devrez fournir aux autorités compétentes des preuves crédibles de ce qui s’est passé. Ce n’est que dans ce cas que vos données dans le système pourront être modifiées pour justifier le retard à la sortie.
IMPACT SUR LES INVITATIONS ET LES GARANTIES
L’introduction de l’EES rend encore plus cruciale la bonne préparation des documents pour l’entrée en Italie, notamment en ce qui concerne la démonstration des moyens financiers et l’hébergement.
Pourquoi les moyens de subsistance sont sous la loupe
Les sources indiquent clairement que, pour être admis, les voyageurs doivent remplir les conditions d’entrée. Lors des contrôles, les agents vérifient si le voyageur dispose de moyens de subsistance suffisants pour la durée du séjour et pour le retour. Seuls ceux qui adhèrent à des « programmes nationaux d’allègement » spécifiques pour voyageurs fréquents pourraient être dispensés de cette vérification systématique, ce qui implique que pour tous les autres voyageurs, le contrôle des moyens financiers reste standard et rigoureux.
La précision du contrôle
Étant donné que l’EES retrace avec exactitude la durée du séjour, la couverture financière (comme une garantie bancaire ou assurantielle pour l’entrée des étrangers) doit être parfaitement alignée sur la période de séjour déclarée. Si vous déclarez rester 15 jours mais que les moyens financiers ou la garantie ne sont pas adéquats, ou si l’EES détecte des incohérences avec vos voyages précédents (par ex. des refus d’entrée ou des dépassements de séjour), le risque de refoulement à la frontière augmente drastiquement. Démontrer que vous pouvez « acquérir légalement » ces moyens est essentiel.
GESTION DES DONNÉES ET CONFIDENTIALITÉ
De nombreux voyageurs s’inquiètent de la confidentialité de leurs données biométriques. L’EES fonctionne dans le respect du RGPD et du Règlement (UE) 2017/2226 (Regolamento (UE) 2017/2226, le règlement européen instituant le Système d’entrée/sortie).
Quelles données sont conservées et pendant combien de temps ?
Les durées de conservation sont strictes et varient selon la situation :
- Entrées, sorties et refus d’entrée : conservés pendant 3 ans à compter de la date d’enregistrement.
- Dossiers individuels : conservés pendant 3 ans et 1 jour à compter de la dernière sortie.
- Si aucune sortie n’est enregistrée (dépassement de séjour) : les données restent dans le système pendant 5 ans à compter de l’expiration du séjour autorisé.
- Membres de la famille de citoyens de l’UE : dans des cas précis, les données sont supprimées après 1 an ou ne sont pas conservées du tout s’ils accompagnent le citoyen de l’UE.
Qui peut voir mes données ?
L’accès est limité :
- aux autorités frontalières et d’immigration des pays EES ;
- aux autorités répressives (police) et à Europol pour les enquêtes sur la criminalité grave et le terrorisme ;
- aux transporteurs (compagnies aériennes/maritimes) : ils peuvent vérifier uniquement si le visa a été utilisé ou si le nombre d’entrées est épuisé, mais ils n’accèdent pas aux données biométriques complètes.
EXEMPTIONS : QUI NE DOIT PAS S’ENREGISTRER
Tous ceux qui franchissent la frontière ne se retrouvent pas dans l’EES. Certaines catégories spécifiques sont exemptées de l’enregistrement :
- les citoyens des pays qui utilisent l’EES, ainsi que ceux de Chypre et de l’Irlande ;
- les titulaires de titres de séjour ou de visas de long séjour (visa D) ;
- les citoyens d’Andorre, de Monaco, de Saint-Marin et les titulaires d’un passeport de la Cité du Vatican ;
- les membres de la famille de citoyens de l’UE titulaires d’une carte de séjour qui voyagent avec le citoyen de l’UE ;
- les chercheurs et étudiants ayant des contrats de plus de 3 mois en attente de titre de séjour ;
- les travailleurs frontaliers et les membres d’équipage (trains, avions, navires) en service ;
- les chefs d’État et les diplomates en voyage officiel.
FAQ – QUESTIONS FRÉQUENTES SUR L’EES
Voici les réponses aux questions les plus courantes, fondées sur les documents officiels.
Le système entre en fonction le 12 octobre 2025, avec une introduction progressive qui s’achèvera d’ici le 10 avril 2026.
Tous les ressortissants de pays non-UE qui entrent pour de courts séjours (90 jours max.), qu’ils aient besoin d’un visa ou qu’ils en soient exemptés.
Non. L’EES enregistre les déplacements, le visa autorise l’entrée. Si votre pays exige un visa, vous devrez l’obtenir avant de partir.
Si vous refusez de fournir les données biométriques (photo et empreintes), l’entrée vous sera refusée sur le territoire des pays européens.
Non, les titulaires de titres de séjour ou de visas de long séjour sont exemptés de l’enregistrement EES.
Vous pourrez utiliser le « calculateur de court séjour » en ligne ou demander aux autorités frontalières.
Vous serez signalé comme « personne en dépassement de séjour ». Vous risquez l’expulsion, des amendes, la rétention ou l’interdiction de revenir à l’avenir dans l’UE.
Les sources indiquent que le système s’applique aux ressortissants de pays tiers sans exemptions spécifiques liées à l’âge dans le texte fourni ; la règle générale s’applique donc aux voyageurs.
Seulement les autorités frontalières, d’immigration, les forces de l’ordre (pour la criminalité grave) et Europol. Les transporteurs ne voient que des données limitées sur la validité du voyage.
Non. Après le premier enregistrement, pour les voyages suivants, seules la photo et les empreintes déjà en mémoire seront vérifiées, ce qui rend le passage plus rapide.
Non. Bien que membres de l’UE, dans ces deux pays les passeports seront encore tamponnés manuellement.
Ce sont des programmes volontaires qui permettent aux voyageurs fréquents, après une vérification de fiabilité et de solvabilité financière, de subir des contrôles frontaliers moins approfondis.
Les nouvelles règles de l’EES rendent encore plus important le fait d’avoir des documents en règle, en particulier pour démontrer les moyens de subsistance et l’hébergement en Italie.
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Voici une explication détaillée fondée sur les documents fournis.
Que sont les programmes nationaux d’allègement (NFP) ?
Les programmes nationaux d’allègement (ou de facilitation) sont des instruments volontaires que les pays européens adhérant au système EES peuvent mettre en place pour accélérer le passage des frontières aux ressortissants de pays tiers qui voyagent fréquemment en Europe.
Ces programmes ne constituent pas un droit automatique, mais un « privilège » accordé à des voyageurs précis qui démontrent leur fiabilité. Leur but est de permettre à ceux qui voyagent souvent d’éviter certains des contrôles approfondis habituellement prévus à l’arrivée.
Quels sont les avantages concrets ?
Si vous êtes accepté dans l’un de ces programmes, les agents des frontières auront un accès immédiat à votre historique d’entrées et de sorties et pourraient ne pas être tenus de vérifier :
- le point de départ et de destination de votre voyage ;
- l’objet du séjour et les pièces justificatives (par ex. invitations, réservations) ;
- la disponibilité de moyens de subsistance suffisants pour le séjour et pour le retour (par ex. espèces, cartes de crédit, garanties).
En substance, le passage à la frontière devient beaucoup plus fluide, car l’agent n’a pas à examiner à chaque fois toute la documentation financière et logistique, votre fiabilité étant tenue pour acquise.
Qui peut y accéder (conditions)
Pour entrer dans un programme d’allègement, le voyageur doit passer une vérification préalable (vetting). Il est nécessaire de :
- Remplir les conditions d’entrée générales du pays.
- Posséder un document de voyage, un visa ou un titre valide.
- Justifier la fréquence des voyages vers les pays EES.
- Démontrer l’usage légitime des visas précédents et son intention de quitter l’Europe avant l’expiration du séjour.
- Démontrer son statut économique dans le pays de résidence et posséder des moyens financiers suffisants pour couvrir la durée totale des séjours prévus.
Durée et validité
L’accès au programme a une durée limitée :
- Accès initial : accordé pour un maximum de 1 an.
- Renouvellements : ils peuvent prolonger la validité jusqu’à un maximum de 5 ans (ou jusqu’à l’expiration du passeport/visa), après une évaluation annuelle.
Il est important de noter que l’allègement est spécifique à chaque pays : être admis au programme d’allègement (par exemple) de l’Allemagne ne garantit pas automatiquement le même traitement en France, sauf s’il existe des accords spécifiques entre les deux États.
Révocation
L’accès au programme n’est pas permanent : si les autorités constatent que le voyageur ne remplit plus les critères d’admissibilité (par exemple, si ses conditions économiques ou sa fiabilité changent), l’allègement est révoqué immédiatement.
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D’après les documents fournis, pour pouvoir accéder aux programmes nationaux d’allègement et justifier la nécessité de voyages fréquents vers les pays européens qui utilisent l’EES, il est nécessaire de remplir des critères d’admissibilité précis.
Voici les conditions exactes que le voyageur doit démontrer :
- Justification de la fréquence : le demandeur doit explicitement être en mesure de justifier des voyages fréquents vers les pays européens qui utilisent l’EES.
- Utilisation correcte des visas précédents : il est nécessaire de démontrer l’usage légitime du visa par le passé.
- Statut économique et intention de retour : il faut prouver son statut économique dans le pays de résidence et sa claire intention de quitter le pays européen avant la fin du séjour autorisé.
- Moyens financiers : il est obligatoire de démontrer que l’on possède (ou que l’on peut acquérir légalement) les moyens financiers suffisants pour couvrir la durée totale des séjours prévus.
- Conditions de base : naturellement, le voyageur doit remplir les conditions générales d’entrée du pays de destination et être en possession d’un document de voyage valide (et, si nécessaire, d’un visa ou d’un titre de séjour).
Remarque sur les contrôles croisés : si le pays européen qui examine la demande nourrit des doutes sur les informations fournies, sur les déclarations faites pour justifier les voyages ou sur les documents présentés, il a la faculté de consulter d’autres pays européens avant de prendre une décision définitive sur l’admission au programme.
En s’appuyant sur les sources fournies, voici ce que prévoient les procédures relatives aux programmes nationaux d’allègement (NFP) en cas de problèmes ou de doutes lors de l’examen de la demande.
Il convient de préciser au préalable que l’accès à ces programmes est considéré comme un privilège et non comme un droit : aucun pays européen utilisant l’EES n’est tenu de l’accorder.
Voici les détails sur la manière dont la décision est gérée et sur ce qui se passe en cas de difficultés :
1. Consultation entre pays avant la décision
Si le pays européen qui examine votre demande nourrit des doutes (par exemple sur les informations fournies, sur les déclarations faites ou sur la validité des documents présentés), il ne procède pas immédiatement à un refus isolé. Le règlement prévoit que ce pays puisse consulter d’autres pays européens avant d’adopter une décision définitive. Cela sert à vérifier s’il existe des antécédents ou des signalements dans d’autres États susceptibles d’influer sur la fiabilité du voyageur.
2. Aucune obligation d’octroi
Étant donné que l’allègement est une concession discrétionnaire, l’État a la faculté de refuser la demande s’il estime que les critères ne sont pas pleinement satisfaits. S’agissant d’un privilège spécifique à chaque pays, le refus d’un État n’empêche pas théoriquement de présenter une demande à un autre État (si l’on voyage fréquemment vers cette destination), mais chaque demande est évaluée individuellement.
3. Révocation de l’accès
Si la demande est initialement acceptée mais que la situation change, l’accès peut être retiré. S’il apparaît clairement que le voyageur ne remplit plus les critères d’admissibilité (par exemple, il ne dispose plus de moyens financiers suffisants ou il a enfreint les règles de séjour), l’accès au programme national d’allègement est révoqué.
4. Réclamations relatives aux données
Bien que les documents ne précisent pas de procédure de recours administratif spécifique en cas de refus du programme NFP, ils indiquent que chaque voyageur a le droit de déposer une réclamation formelle auprès de l’autorité de contrôle ou du Contrôleur européen de la protection des données s’il estime que ses données personnelles ont été traitées de manière incorrecte ou illicite lors des évaluations.